Dance your Democracy

Pendant les politiques de restriction des contacts humains et des déplacements, connues sous le nom de « confinement », mises en place en réponse à la pandémie de Covid-19, j’ai initié une expérience artistique et sociale intitulée Danse ta démocratie.

Pendant les politiques de restriction des contacts humains et des déplacements, connues sous le nom de « confinement », mises en place en réponse à la pandémie de Covid-19, j’ai initié une expérience artistique et sociale intitulée Danse ta démocratie. Cette initiative invitait à quitter les maisons dans lesquelles nous étions confinés afin de réinvestir l’espace public à travers une danse collective improvisée. Le projet s’est déroulé dans un parking situé dans un quartier considéré comme « à la marge », dans le but de mettre davantage en lumière les inégalités des conditions de vie révélées par cette crise sanitaire, ainsi que la marginalisation accrue de celles et ceux déjà rendus invisibles, confinés et exclus dans des enclaves urbaines densément peuplées.

À un moment où la crise sanitaire soulevait des questions beaucoup plus larges sur notre manière de vivre ensemble sur cette terre, mon intérêt résidait dans le potentiel de la danse comme moyen d’explorer une autre manière d’être ensemble et de faire société. Le corps en mouvement est devenu un vecteur de résilience collective, ouvrant une brèche dans la morosité de la situation et créant un espace pour réaffirmer notre capacité à produire du sens et du lien même en temps de crise. C’était une affirmation de liberté, une invitation à se reconnecter à nos corps et à réinvestir l’espace librement.

Bien que Danse ta démocratie soit née de mon initiative personnelle et de mon désir propre, une résolution initiale était claire : cet événement ne m’appartenait pas. Le jour venu, j’ai cherché à dissoudre cette autorité en collaborant avec les autres participant·e·s afin de définir collectivement la manière dont nous souhaitions aborder la danse. Nous voulions que chacun·e ait la possibilité d’habiter ce moment et d’investir cet espace selon ses propres désirs et sa propre vision.